Quelle part de son patrimoine investir en non coté ?

17 juillet 20265 min de lecture

Entre épargne de précaution, immobilier et marchés cotés, quelle place raisonnable donner aux PME non cotées ?

Il n'existe pas de réponse universelle : la bonne allocation dépend de votre horizon, de vos revenus, de votre patrimoine déjà constitué et de votre tolérance à la perte. Quelques repères permettent néanmoins de cadrer la décision.

Commencer par la base : l'épargne de précaution

Avant tout investissement illiquide, constituez une réserve disponible immédiatement, équivalant à trois à six mois de dépenses courantes. Cette réserve ne doit jamais être placée en non coté, dont les fonds sont bloqués plusieurs années.

Le repère des 5 à 10 %

La pratique de la gestion de patrimoine situe l'exposition au capital-investissement entre 5 et 10 % du patrimoine financier pour un investisseur averti. En dessous de 5 %, l'effet sur la performance globale reste marginal ; au-delà de 10 %, le risque de perte en capital et l'illiquidité pèsent trop lourdement sur l'ensemble.

Diaspora : un paramètre supplémentaire

Beaucoup d'investisseurs de la diaspora détiennent déjà des actifs sur le continent : terrain, logement familial, commerce, transferts réguliers. Ces engagements font partie de votre exposition africaine. Additionnez-les avant de fixer votre enveloppe d'investissement, sous peine de concentrer l'ensemble de votre patrimoine sur une même zone économique et monétaire.

Fractionner dans le temps

Plutôt qu'un engagement unique, étalez vos souscriptions sur 18 à 36 mois et sur plusieurs secteurs. Vous lissez ainsi les cycles économiques, les millésimes et les phases de maturité des entreprises financées.

Trois profils indicatifs

  • Prudent : 0 à 3 % du patrimoine financier, deux à trois lignes obligataires courtes.
  • Équilibré : 5 % environ, six à dix lignes réparties entre dette et capital.
  • Offensif et averti : jusqu'à 10 %, quinze lignes ou plus, avec acceptation explicite d'une perte totale sur certaines d'entre elles.

Le test décisif

Posez-vous une question simple avant chaque souscription : si ce montant disparaissait totalement, mon niveau de vie ou mes projets seraient-ils affectés ? Si la réponse est oui, le montant est trop élevé.

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